Colorova

Colorova, de pâtisserie, d'art et d'écologie

47 Rue de l'Abbé Grégoire, 75006, Paris

Colorova, salon de thé et pâtisseries, installé dans l’épicentre artistico-littéraire de Paris, conjugue gastronomie et art depuis sept ans. Charlotte Siles et Guillaume Gil, ses fondateurs, rebattent les cartes de leur projet afin d’être en phase avec leurs valeurs écologiques.
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En bref – Tupper friendly

Charlotte et Guillaume, fondateurs de Colorova, forment un duo à la ville comme au restaurant. Alumnis Ferrandi, formés respectivement au management et à la pâtisserie, ils ont ouvert une adresse qui leur ressemble. Le local de 110m2 du 47 rue de l’Abbé Grégoire a été pour eux un véritable coup de cœur il y a sept ans. Ils en ont fait une adresse qui mêle le beau et le bon, invite au voyage sensoriel, expose des artistes et transmet leur double passion de la gastronomie et de l’art. « Notre cuisine est une cuisine bistronomique réalisée à partir de produits frais et locaux, avec une certaine fusion sur les condiments. On aime utiliser par touche une épice qui vient d’Inde, un ingrédient du Japon… » ajoute Charlotte. Coté offre sucrée -qui participe à la réputation du lieu- Guillaume, pâtissier créateur, aime jouer avec l’aspect graphique de ses desserts. Formé au Plaza Athénée avec Christophe Michalak comme mentor, il est reconnu pour sa tarte au citron revisitée, le « Paul Sésame », et sa Tartelette Caramel Spéculos et Cacahuètes.

Depuis quelques mois, Colorova a entamé une véritable transition écologique. Alors qu’ils étaient en vacances en Grèce, subjugués par la beauté de l’île de Cythère et sensibilisés par une amie investie sur les sujets environnementaux, le couple a eu une prise de conscience. « Quand on a eu ce « déclic écologique » et que l’on adopte cet état d’esprit, tout va dans ce sens là. » explique Charlotte, qui mesure désormais chaque décision du restaurant à son impact environnemental. « Acheter des produits lointains ou du bœuf pollueur nourrit aux antibiotiques relève de notre responsabilité. Je pense qu’en tant que restaurateurs on doit rendre des comptes. La restauration a un véritable pouvoir sans le savoir ». La transition passe par de plus ou moins grands « chantiers » tels que le changement de fournisseurs sur des produits comme les œufs ou les fruits et légumes, renoncer aux contenants plastiques, apprendre à collecter ses biodéchets ou encore réduire la vente à emporter. « Les clients qui veulent leur café à emporter doivent désormais venir avec leur propre mug » continue Charlotte. Réputé pour son brunch, Colorova a même supprimé l’indétrônable duo avocat saumon. Charlotte et Guillaume ne tremblent pas face aux changements de leurs habitudes, preuve que même après sept ans d’ouverture, il n’est pas trop tard pour devenir une écotable !

« Acheter des produits lointains ou du bœuf pollueur nourrit aux antibiotiques relève de notre responsabilité. Je pense qu’en tant que restaurateurs on doit rendre des comptes. La restauration a un véritable pouvoir sans le savoir ».

« Quand on a eu ce « déclic écologique » et que l’on adopte cet état d’esprit, tout va dans ce sens là. »
Narration Marion Favre - Photographie Lisa Streich
23 Janvier 2020

Code Ø

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