Nomikaï

Izakaya à la française

14 Rue Crozatier, 75012, Paris

www.nomikaiparis.com

Dans son petit restaurant de la rue Crozatier,
la cheffe cuisine des assiettes à partager inventives et responsables.
  • F Flexitarien

En bref – Flexitarien

Un saumon gravlax et sa sauce un peu pimentée à base de Gochujang.

Bérangère Boucher n’est pas le genre de femmes à s’attacher aux concepts : elle aime le Japon ? Elle a créé un Izakaya, table à la japonaise où l’on partage des petites assiettes. Tant pis si l’on n’y trouve ni makis ni sushis et si l’on n’y sert pas de saké mais du vin nature ! Car Nomikai (action de se retrouver pour boire des verres entre collègues au Japon) ne ressemble à rien de ce que l’on connait déjà. Il est singulier comme la cuisine de cette cheffe, reconvertie après une carrière dans l’édition.

Ici, on choisit donc parmi une douzaine de plats frais qui changent tout le temps en fonction des envies de Bérangère et des produits qu’elle reçoit de ses producteurs. Ces plats ont tout de même souvent des accents asiatiques, comme cet excellent saumon gravlax et sa sauce un peu pimentée à base de Gochujang, pâte de piment coréen ou ce tataki de boeuf. Il y a aussi des classiques, adorés des clients, comme les coquillettes bio cuites à la crème d’ail noir.

La cheffe est ouverte aux découvertes et choisit ses fournisseurs de plus en plus consciemment. Pour les légumes, elle fait appel à un distributeur de Saint Ouen qui fournit, sans intermédiaire, les produits de petites structures agricoles et artisanales. Les poissons viennent de chez Patrick et Valentin les « copains » de la poissonnerie d’Aligre juste à côté, et la viande de petits éleveurs : « On ne choisit pas forcément les morceaux mais le côté déconcertant pousse à trouver des recettes !». Pas de problème que des solutions, semble être l’adage de cette quarantenaire, qui essaie également d’avoir « une poubelle la plus petite possible ». « Ce n’est pas difficile il faut du travail et de la réflexion avant tout ! ».

Bérangère

« Le but c’est qu’on ne choisit pas forcement les produits d’où le coté déroutant mais moi je trouve ça bien car ça pousse à trouver des
recettes, au prix juste . »

« En tant que chef on a vraiment un rôle éducatif , on ne donne pas l’ardoise comme ça aux clients on
explique la technique et le produit. »
Narration Zazie Tavitian - 21 Mars 2019

Altermarché

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